« Les personnes qui viennent chez nous n'ont pas les moyens, et auraient sans doute renoncé à repasser le permis à cause des prix et des horaires contraignants des auto-écoles » explique Julien Laziou, co-fondateur de la société Permis Malin. Il semble évident que l’alternative proposée par l’entraînement à la conduite grâce à l’utilisation de ces voitures à double commande perdrait son attrait si l’on imposait une formation d’environ 500 euros aux accompagnants.
Soutenues par le collectif Banlieues Respect, ces entreprises de location issues des quartiers populaires avaient déposé plus tôt un recours devant le Conseil d’Etat pour demander l’abrogation de ladite mesure.
L’autorité administrative a statué ce lundi 9 novembre en faveur des loueurs de voiture à double commande. La suspension de l’arrêté se base sur le fait que son application empêcherait les loueurs de voitures à double commande de vivre de leur profession. Bien que la décision finale n’interviendra que d’ici un an, il s’agit d’un premier succès pour les plaidants.
Voir aussi notre article : L’arrêté qui bouleverse le marché des voitures à double commande